En 1962, le professeur Thorp, souvent appelé le « Einstein du Blackjack », améliorait la stratégie de base de Baldwin en y ajoutant les premières techniques de comptage de cartes. Il publie en 1963 le livre Beat the Dealer (battre le croupier), devenu rapidement un best seller.

Les casinos étaient tellement affectés par ses découvertes qu’ils ont commencé à modifier les règles de leurs jeux, rendant le blackjack plus difficile à battre. C’est à ce moment là que les casinos ont commencé à introduire les mélangeurs de cartes automatiques et à augmenter le nombre de jeux de cartes avec lequel le blackjack se jouait.

L’ouvrage a été traduit en français par François Montmirel en 1994, hélàs il n’est plus édité et introuvable dans le commerce, j’imagine que la maison d’édition mise davantage sur le livre de Montmirel sur le black jack.

Thorp et la tricherie au blackjack

Thorp relate aussi un certain nombre de tricheries au blackjack, certains relevant de l’habilité avec les cartes (comme chez les magiciens ou cartomanes), d’autres ont lieu au moment de la donne (le croupier qui distribue la seconde carte, ou une carte en réserve, pour faire gagner la banque ou faire perdre un joueur). Certains croupiers trichaient pour le casino, d’autres pour eux-mêmes, mais tous risquent gros car ils sont susceptibles d’être radiés de la profession à vie.

Un autre type de tricherie des casinos de l’époque dont se fait l’écho Thorp est le marquage des cartes, une marque à peine perceptible est ajoutée aux bûches et autres as du jeu : le croupier habile servait les cartes qu’il souhaitait au joueur. Le marquage peut même avoir lieu en direct, le croupier marquant les cartes en arrondissant les angles avec l’ongle.